Sophie la Girafe est-t-elle toxique pour nos enfants ?

Créée en 1961 par la marque française de jouet pour bébés Vulli, la fameuse girafe en caoutchouc de notre enfance a connu un succès que ses créateurs n’auraient jamais pu imaginer avec plus de 50 millions d’exemplaires vendus à travers le monde depuis sa création ! Cependant, d’après des tests effectués en laboratoire, Sophie la girafe ne serait pas exempte de tout reproche. Serait-ce la fin d’un mythe ou simplement une rumeur sans fondement ?

Sophie la girafe, un jouet star qui fait polémique

Le fameux jouet en forme de girafe qui a accompagné plus d’un bébé dans sa croissance a fait l’objet de tests au même titre que d’autres jouets, afin de savoir si cette dernière contenait des substances nocives pour la santé des bébés de moins de 3 ans qui ont plutôt tendance à cet âge-là, à porter leurs jouets à la bouche et à les mâchouiller. En effet, c’est l’association UFC-Que Choisir, au service des consommateurs, qui s’est adonnée à cette expérience et voici ce que les résultats ont révélé.

Les tests ont permis de détecter la présence de traces de nitrosamine. Cette dernière est une substance chimique formée à partir d’une réaction entre des nitrates et des amides. Elle est nocive pour la santé à partir d’une certaine quantité seulement, sachant qu’on retrouve la nitrosamine dans certains aliments comme la charcuterie. Par ailleurs, ce qui a tendance à effrayer c’est que l’on retrouve également ce composé dans la fumée de cigarette, les usines et milieux industriels. Dit comme cela, tout parent normalement constitué s’empresserait de porter plainte contre l’entreprise Vulli qui intoxique les bébés à petit feu ! Pourtant, il n’en est rien.

Plus de peur que de mal

Si les tests réalisés par UFC-Que Choisir indiquent que Sophie la Girafe contient des substances toxiques, ils ne disent pas dans quelles proportions. En effet, issue d’une fabrication française, la girafe est fabriquée à partir de matériaux naturels tels que la sève d’hévéa, ou encore de la peinture alimentaire. Si des traces infimes de nitrosamine apparaissent dans la composition du jouet, c’est en partie à cause du procédé de rotomoulage qui a pour effet de produire cette substance par vulcanisation de la sève d’hévéa. Cependant, cette substance toxique n’est pas présente en assez grande quantité pour avoir un quelconque effet sur l’homme, ni sur les bébés. Les composants de la girafe sont donc à 100 % inoffensifs puisqu’ils répondent tous aux exigences des normes de santé européennes et françaises. Des laboratoires certifiés procèdent même à des tests rigoureux sur chaque jouet pour s’assurer de leur conformité avec la réglementation en vigueur en matière de santé. Tout cela prouve bien que sophie la girafe n’est pas toxique.

Les rumeurs concernant la toxicité de Sophie sont donc infondées et se basent principalement sur des retours amplifiés, voire dramatisés par les médias, comme on peut s’en rendre compte aussi sur cet article. L’entreprise Vulli a même envisagé de changer son processus de fabrication pour que plus aucune trace de nitrosamine n’apparaisse dorénavant. Ceci dans le but de clore le débat une bonne fois pour toutes.