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NÉGOCIER SON PRÊT PERSONNEL (juillet 2007)

N'hésitez pas à négocier l'offre de prêt avec votre prêteur et à la comparer avec les propositions de la concurrence

Méfiez-vous des taux d'annonce
Les établissements de crédit communiquent fréquemment sur des taux de base très compétitifs. Mais il ne s'agit que de taux d'appel. En réalité, peu d'emprunteurs sont en mesure d'en bénéficier en raison de conditions d'octroi du prêt très strictes. Ainsi, par exemple, le prêt doit être remboursé sur une très courte période de douze mois. Les échéances mensuelles seront alors d'autant plus élevées. Seuls les emprunteurs pouvant supporter de telles mensualités pourront profiter du taux promotionnel.

Prenez en compte tous les frais liés au crédit
Le taux annoncé initialement est souvent un taux nominal. C'est le taux qui sert de base pour le calcul des intérêts du prêt. Mais il ne correspond pas au coût réel du crédit. En effet, en sus des intérêts, le coût d'un crédit inclut les frais de dossier, le coût de l'assurance décès (lorsqu'elle est obligatoire pour obtenir le crédit), etc. Le taux qui intègre la totalité des coûts est le TEG, le taux effectif global.
Les frais de dossier
A la souscription d'un prêt personnel, les établissements de crédit facturent des frais de dossier. Le coût moyen de ces frais de dossier pour un prêt personnel est de l'ordre de 1 % à 1,50 % du montant du prêt. Lorsqu'il n'y a pas de frais de dossier annoncés, c'est qu'ils sont très certainement incorporés dans le taux proposé. D'où l'importance de comparer les TEG (taux effectifs globaux) des offres, qui englobent tous les frais obligatoires.
Le coût des assurances dites facultatives
La souscription des assurances décès-invalidité et perte d'emploi n'est pas obligatoire. Vous pouvez cependant aussi être fortement incité à les souscrire afin d'obtenir le prêt personnel demandé. Avec l'assurance décès, en cas de décès du souscripteur, c'est la compagnie d'assurances qui prend le relais. Quant à l'assurance perte d'emploi, c'est elle qui rembourse le prêt à votre place, si vous perdiez votre emploi à la suite d'un licenciement. Attention aux nombreuses exclusions (limite d'âge, cause du licenciement, nature du contrat de travail…). Le coût de ces assurances correspond, dans la plupart des cas, à un pourcentage du montant emprunté ou du capital restant dû, variable selon les garanties souscrites.
Dans le cas où une assurance vous est proposée, une notice d'information sur l'assurance facultative doit être jointe au contrat de crédit avant la souscription.Lisez attentivement les notices d'information que le prêteur doit vous remettre avant la conclusion du crédit. Vérifiez quelles sont les garanties et les exclusions.

Comparez les taux effectifs globaux et faites jouer la concurrence
Pour comparer plusieurs propositions de crédits personnels, fiez-vous aux taux effectifs globaux annuels (TEG) annoncés et non au coût du crédit exprimé en euros ou aux seules mensualités de remboursement. Le TEG annuel englobe le taux d'intérêt proprement dit auquel s'ajoutent les frais de dossier.
Négociez avec votre banquier les conditions du prêt personnel qu'il vous propose. Vous pouvez argumenter sur votre relation stable, votre épargne… Si vous avez sollicité une autre proposition de crédit auprès d'un autre établissement de crédit, vous pouvez mettre en concurrence les deux offres qui vous ont été faites afin d'obtenir de meilleures conditions de prêt.
A la date de délivrance du crédit, le TEG de l'offre de prêt ne doit pas dépasser le seuil de l'usure applicable au cours du trimestre concerné, publié au Journal Officiel.

Privilégiez les éléments de souplesse du crédit
La possibilité de différer le paiement de la première échéance, de moduler, à la hausse ou à la baisse, le montant des échéances en cours de remboursement ou de reporter une échéance donnent plus de souplesse dans la gestion du prêt personnel.
Le différé de remboursement, de un à trois mois, de la première échéance est total ou partiel. Si le différé est total, vous ne réglez rien ces premiers mois, ni capital ni intérêts. Avec un différé partiel, vous réglez les intérêts. Cette seconde solution est à préférer à la première car un peu moins coûteuse : seul le capital continue à produire des intérêts.
Le report d'échéances est une solution à une difficulté ponctuelle de remboursement. Le plus souvent, les banques n'autorisent le report que d'une ou deux échéances, consécutives ou non, soit une fois par an soit une seule fois pour toute la durée du crédit.
La modulation des échéances joue sur la mensualité et/ou la durée du prêt. Si la mensualité augmente, la durée du prêt diminue, si la mensualité baisse, la durée s'allonge. Renseignez-vous auprès de votre établissement prêteur pour savoir si des frais vous seront facturés pour modification des échéances.
En outre, vous avez toujours la possibilité, spécifiée par la loi, de rembourser par anticipation, sans indemnité, le prêt personnel.


 

 

 

 

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