Le marathon budgétaire a débuté ce mardi 18 octobre, avec l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2012. Un budget placé sous le signe de l'austérité et surveillé de près par les agences de notation.
L'Assemblée nationale entame, mardi 18 octobre, la discussion du projet de loi de finances pour 2012. Basé sur une hypothèse de croissance de 1,75% du PIB, le budget 2012 a été conçu avec pour priorité la réduction du déficit public de 5,7% aujourd'hui à 4,5% en 2012. Pour atteindre cet objectif, le projet prévoit un nouveau coup de rabot de 10% sur les niches fiscales, à l'exception de celles favorisant l'emploi. 30.400 postes de fonctionnaires devraient par ailleurs être supprimés dans le cadre du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Le secteur immobilier, avec une nouvelle taxe sur les logements de moins de 13 m2 et une révision à la baisse de l'avantage Scellier, sera lui aussi mis à contribution. Mais les mesures les plus emblématiques restent la contribution exceptionnelle de 3% sur les hauts revenus (dès le seuil de 250.000 euros par part fiscale) et la nouvelle taxe sur les boissons à sucre ajouté. Dans une récente intervention télévisée, le Premier ministre François Fillon a précisé que des mesures d'austérité renforcées n'étaient pas à exclure. De quoi laisser présager des discussions animées dans les prochaines semaines, en particulier au Sénat, désormais dominé par une majorité de gauche.