Selon un rapport récent, 1 à 2% des conducteurs rouleraient sans assurance. En augmentation, le phénomène coûterait chaque année 80 millions d'euros à la collectivité. Comment y remédier ?
Le taux de véhicules non-assurés augmente. Il se situe entre 1 à 2%, et représente de 300.000 à 600.000 véhicules. Tel est le constat dressé dans un rapport remis au gouvernement par François Werner, directeur du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Ce fonds prend en charge les dégâts commis lors d'un accident de la circulation par les personnes non assurées. Or sa charge est restée la même, en dépit des progrès de la sécurité routière, et le coût de la non assurance s'élèverait à 80 millions d'euros par an. Selon le rapport, les automobilistes non assurés se partagent en deux catégories : d'une part, ceux qui n'ont pas le droit de conduire, car ils n'ont jamais eu le permis, ou l'ont perdu à la suite d'une ou plusieurs infractions ; d'autre part des conducteurs, souvent jeunes, qui se retrouvent dans cette situation par négligence ou par méconnaissance. Pour endiguer le phénomène, l'auteur du rapport préconise trois pistes : une meilleure sensibilisation à l'assurance, notamment lors de l'examen du permis de conduire, un travail avec les assureurs pour améliorer l'accessibilité des offres, et enfin, la mise en place d'un répertoire national informatisé des assurances. Croisé avec le répertoire des immatriculations, celui-ci permettrait d'identifier les véhicules non assurés et d'empêcher les plus dangereux de prendre le volant.