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MOBILIER, FAITES UNE BONNE ESTIMATION (septembre 2005)
Pour
estimer votre mobilier le plus justement possible, suivez le guide !
Quelle
est l’utilité d’une bonne évaluation ?
Prenons un exemple : pendant vos vacances, le contenu de votre pavillon a été complètement incendié (on parle de sinistre total). L’expert a estimé le montant des dégâts à 23 000 euros.
Vous êtes surassuré
Votre mobilier était assuré pour une valeur de 30 000 euros. L’indemnisation
de l’assureur doit vous replacer dans la situation qui était la vôtre avant
le sinistre. Vous percevrez donc une indemnité de 23 000 euros. Vous avez simplement
payé une prime trop élevée !
Vous êtes sous-assuré
Vous êtes assuré pour un capital mobilier d’une valeur de 15 000 euros. L’assureur
applique ici la "règle proportionnelle de capitaux " : si l’expert
a évalué la totalité de votre mobilier à 23 000 euros, alors vous n’avez déclaré
que 65,2 % (valeur totale déclarée à votre assureur/valeur totale estimée par
l'expert) de la valeur réelle de votre mobilier. Vous percevrez donc 66% du
montant estimé par l’expert, soit 15 000 euros (23 000 * 65,2 %).
Pour un sinistre partiel, la règle est la même. L’indemnisation aurait, elle aussi, été réduite à 65,2 % de la valeur estimée par l’expert. Ainsi, pour un poste de télévision estimé par l’expert à 300 euros, vous serez dédommagé de 195 euros (300 * 65,2 %).
Ce qu’il faut retenir
La règle proportionnelle de capitaux s’applique en principe pour tous les contrats,
sauf clause contraire de votre assureur.
Si rien n’est stipulé dans votre contrat l’application de la règle sera laissée à la discrétion de votre assureur. En moyenne, un assureur sur deux ne l’applique pas.
Payer une prime trop élevée (sur-assurance), sera moins préjudiciable que d’être
mal indemnisé (sous-assurance).Mais payer la " juste prime " est encore
mieux. Pour cela, bien évaluer son mobilier est donc primordial.
Quand
devez vous évaluer votre mobilier ?
Vous l’évaluez pour la première fois lorsque vous souscrivez une assurance Habitation.
Par la suite, votre assureur réévalue automatiquement, une fois par an, le montant du capital mobilier assuré, sur la base d’un indice reprenant l’évolution générale des prix.
Or votre capital mobilier peut se déprécier (les prix baissent vieillissement de certains biens), ou s’apprécier (achat de matériel).
Révisez votre mobilier à chaque grande variation de votre capital (acquisition,
vente…) ou tout au moins tous les 3, 4 ans.
Qui
procède à l’évaluation de mon mobilier ?
Vous pouvez estimer vous-même votre capital mobilier. (pour cela, utilisez notre calculateur)
Vous pouvez aussi charger un expert de l’évaluation et des réévaluations à venir de votre mobilier. La liste qu'il dressera, avec l’estimation de la valeur de vos biens, vous servira de preuve en cas de sinistre.
L’expertise se justifie bien sûr pour les objets précieux ou rares.
Que
comprendre par "mobilier " ?
Les objets courants
Tout ce qui est contenu dans l’habitation assurée est inclus dans le terme mobilier :
meubles, tapis, appareils électroménagers, appareils audiovisuels, appareils
de sport,
outils
de jardinage,
outils
de bricolage, luminaires, vaisselle,
linge, bibelots, voire même les peintures et papiers peints dans certains contrats…
Les arbres de votre jardin ne font pas partie de votre capital mobilier. Votre voiture, ou tout autre véhicule à moteur non plus.
Les objets beaucoup plus chers
Vos bijoux, et certains biens dont la valeur dépasse un seuil fixé par votre
assureur (4 500 euros par exemple) sont des objets dits "précieux ". Leur
valeur fait l’objet d’une catégorie à part dans l'évaluation de votre
capital mobilier.
Pour les objets rares (bijoux anciens, tableaux…), vous avez tout intérêt à
faire agréer leur valeur par un expert en accordance avec votre assureur et
les assurer via un contrat spécifique.
Comment
évaluer le prix d’un bien ?
Selon le bien évalué et le contrat souscrit, votre assureur peut retenir plusieurs valeurs différentes :
- la valeur d’achat, - prix auquel vous avez acheté votre bien -.
- la valeur de remplacement, - valeur d’achat, déduction faite de la vétusté (définie par l’expert sur la base d’une grille propre à chaque assureur) -.
- la valeur à neuf, - prix qu’il vous faudrait payer pour acquérir aujourd’hui un bien neuf ayant les mêmes caractéristiques que celui que vous avez perdu -.
Par exemple, une machine à laver, achetée il y a deux ans au prix de 750 euros, vaudra 750 euros en valeur d’achat, et 630 euros en valeur de remplacement (si l’on prend un coefficient de vétusté de 8% par an). Quant à sa valeur à neuf, il peut s’agir, par exemple, du prix sur un catalogue de vente par correspondance.
Le mode de calcul de la valeur des biens est précisé dans votre contrat
Attention, la loi ne donne pas de définition précise à ces trois termes.



