Eco-prêts™Le financement de l’énergie durable est une problématique clef au regard des ambitieux objectifs européens en terme d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Dans cette perspective, le projet européen FINA-RET s’est attaché à élaborer des produits financiers adaptés aux petits investisseurs. Le point sur les résultats du projet.
L’atteinte des objectifs fixés par le paquet climat-énergie - le fameux « 3 fois 20 » à l’horizon 2020 : augmentation de la part des énergies renouvelables de 20%, réduction de 20% de la consommation d’énergie et réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leur niveau de 1990 - nécessite l’implication de tous. Les initiatives de petite échelle, portées par les particuliers et PME, sont indispensables pour parvenir à changer durablement la donne énergétique. Les aider à financer leurs projets devient dès lors une question cruciale.
Le projet FINA-RET est cofinancé par la Commission Européenne dans le cadre du programme « Énergie intelligente pour l'Europe ». Il a pour objectif d’élaborer des outils financiers innovants destinés aux investissements dans les technologies relatives aux Energies Renouvelables (ER) et à l'Efficacité Energétique (EE) par les particuliers et PME.
Le Consortium de ce projet, constitué de trois sociétés de conseil (dont le coordinateur « BPM S.A. »), de deux banques et de deux organismes spécialisés dans la maîtrise de l’énergie (l’ADEME pour la France) a permis d’apporter une réponse complète aux enjeux posés par le financement de l’énergie durable.
Après deux années de benchmarkings technologique et financier, d’enquête de terrain et de développement de produits bancaires en Grèce et à Chypre, FINA-RET se clôturera le 30 novembre 2009.
Une étude réalisée dans 21 pays a révélé l’existence d’une large gamme de produits financiers dédiés aux technologies ER et EE. Si la France fait figure d’exemple en la matière (cf les nombreux « éco-prêts » disponibles ainsi que leur comparateur en ligne via l’observatoire « Testé Pour Vous »), les autres pays membres de l’Union Européenne ne présentent pas tous un système aussi mature.
L’analyse a également montré que les produits financiers devaient tenir compte des caractéristiques spécifiques du pays en terme de culture et d’économie (taux d’industrialisation, besoin et prix de l’énergie, ressources énergétiques nationales,…). Une acceptation réussie repose souvent sur la présence d’initiatives « public-privé » et sur le lien direct du produit de financement avec les bénéfices attendus par la mise en œuvre de la technologie.
Une enquête menée sur 2.000 ménages et une centaine de PME dans chaque pays partenaire du projet (France, Italie, Chypre, Grèce et Autriche) a révélé que, pour les particuliers propriétaires, la préoccupation environnementale n'était que rarement l’élément catalyseur de l’investissement dans les technologies ER et EE. Dans tous les pays interrogés, l’enquête montre que les ménages sont prêts à investir dans ces technologies à condition qu’une baisse d’au moins 30% de leur facture énergétique leur soit garantie.